
Rédactionnel : Alexandre Bouvier, Marianne De Coninck, Maureen Minjard, Pierre Roussel
Découvrez dans ce numéro :
• Les conséquences d’une fertilisation trop azotés en fraise
• Nouaison en fraise : accompagnement et conséquences
• Positionnement des supports de hampe en fraise
• Framboise : La gestion des drageons et la plantation des mottes
• Focus : Le maintien du potentiel de production malgré les maladies vasculaires (Pestalotiopsis, Verticillium, Phytophtora,…)
ACTUALITÉ & OBSERVATIONS

TENDANCES METEO
« En mars, on a souvent les quatre saisons dans la même journée » : Voilà un dicton qui résume parfaitement ce mois passé : soleil, pluie, vent, gel… tout est arrivé.
En début de mois, les conditions très douces (voire estivales certains jours), le rallongement des durées diurnes et les conditions très lumineuses ont permis de rattraper le retard pris par les cultures pendant les deux mois précédents.
A la mi-mars des gelées de printemps et le retour de conditions plus froides sur une période prolongée ont ralenti les développements des cultures, qui se développaient rapidement, voire trop vites diront certains.
En cette période de début de printemps, il faut rester vigilant aux températures très basses et aux gelées, pouvant provoquer des blocages voire des dégâts sur les cultures.
OBSERVATIONS ET PRECONISATIONS

FRAISE
Généralités :
• FERTILISATION AZOTEE : ATTIRANCE INSECTES PIQUEURS SUCEURS, OÏDIUM, FRUITS FRAGILES
Le mois de mars est bien avancé et a permis de construire le végétal pour atteindre un développement quasiment adulte. Attention, on voit parfois par une mauvaise gestion de l’azote, des cultures hyperdéveloppés, fragiles avec de longs pétioles. Les insectes suceurs comme le puceron profite de cette fragilité pour prospérer. La plante peut être aussi plus sensible à l’oïdium et au botrytis. Enfin, les 1ers fruits ont un épiderme fragile.
La recherche d’une plante équilibrée, surtout en sol, demande un raisonnement pointu de la fertilisation.
• ACCOMPAGNEMENT DE LA NOUAISON ET DU GROSSISSEMENT DU FRUIT

Fruit mal noué
A présent, il est important d’accompagner la nouaison et le grossissement des fruits par des conditions climatiques les plus régulières possibles, par une fertirrigation optimisée et par un système racinaire bien fonctionnel.
Conséquence d’une mauvaise nouaison
- Une mauvaise nouaison entraine des fruits déformés
- Dépréciation qualitative de la récolte
- Perte de rendement
Les Causes des défauts de nouaison :
- Absence ou manque de pollinisateur
- Sur-butinage ou sous-butinage par les bourdons (vérifier le dynamisme des bourdons pollinisateurs compte tenu des variations climatiques importantes)
- Mauvaise qualité de pollen (coup de chaleur, brûlures diverses, mauvaise aération...)
- Déséquilibre feuille / fruit (trop de fleurs, plante pas assez puissante)
- Sensibilité variétale (crête de coq, pointe verte ou blanche)
- Impact négatif de certains insectes : Piqures de ravageurs aux stades fleur ou jeune fruit (thrips, punaises, etc...)
• OMBRAGE DES SERRES
A partir du 20 avril, il est nécessaire d’observer et de juger du comportement du plant à l’agression du soleil voir de la chaleur.
- Pour les plastiques diffusants : pas de panique on peut attendre encore un peu.
- Pour les plastiques transparents : des brûlures sévères peuvent apparaitre dès la fin mars.

Marque de brûlure sur feuillage
Ainsi, il est urgent de faire un stock de peinture d’ombrage ou de préparer ses filets d’ombrage
• ITINERAIRE TECHNIQUE BIOSTIMULANT

Cultures en sol :


PLANTATIONS DE DÉCEMBRE
(TRAYPLANTS)
• IRRIGATION ET FERTILISATION
• La hausse soudaine des températures et l’humidité dans les parcelles ont activé un pic de minéralisation, libérant une forte quantité d’azote dans le sol. En fonction des antécédents de fertilisation, on peut observer depuis la fin du mois de février les conséquences de cette réaction sur le développement des plants :
En cas d’excès d’azote : Développement soudain avec pétiole long qui ont de la difficulté à supporter le poids du limbe, feuille de couleur vert clair et de texture tendre, avec plus de risque d’exprimer du tip burn
Solution : Obstacle pour endurcir les cuticules. Biocat 15 et/ou Nutrigéo au sol pour tamponner ce pic. Adopter une fertirrigation sans azote.
En cas de manque : Croissance réduite, feuilles jaunes, limbe petit et pétiole court
Solution : Apporter de l’engrais azoté de manière raisonnée et rajouter des acides aminés (Trainer, Protaminal, Stimforce ) pour relancer la croissance du végétal.
• En fonction du développement des plants (équilibre végétatif vs génératif) on peut encourager la formation des feuilles ou celle des fleurs en modulant le début de la fertilisation potassique. N’hésitez pas à faire appel à l’oeil averti de votre technicien(ne).
• En cette période, les besoins en eau augmentent, il faut continuer à contrôler l’humidité du sol et réajuster ses fréquences ou ses durées d’irrigation en fonction des observations faites dans la parcelle.
• SANITAIRE

• Les cultures sont globalement saines, attention aux chenilles qui semblent apprécier grignoter les fleurs.
• Des thrips ont été observé dans certaines parcelles.
• Attention au risque de Botrytis pouvant provenir d’un confinement trop important : Le meilleur anti-botrytis c’est l’aération. A partir de 10h-11h du matin, le feuillage doit être sec.
• Prenez soin de désherber les passes pieds et le pourtour des plants.
• Traitez préventivement contre les limaces, les campagnols et les rats fruitiers.

PLANTATION DE L’ETE 2025 ET CULTURES DE 2 ANS
(Mottes fraîches et racines nue)
• STADE CULTURAL ET OBSERVATIONS :
• La précocité de cette saison touche aussi les fraisiers plantés en 2025. Les racines nues et mottes en plein champ ont pour certaines variétés déjà bien sorti les fleurs.
• Si ce n’est pas déjà fait, il faut procéder au rebâchage pour les cultures sous abris.
• Les derniers nettoyages sont réalisés. Dans le cas contraire, il faut rapidement nettoyer les plants au risque d’abimer les fleurs s’il est effectué trop tardivement.
• IRRIGATION ET FERTILISATION
Irrigation : Les besoins augmentent rapidement, on n’a plus le droit à l’erreur. il faut ajuster l’irrigation en fonction de l’appréciation de l’humidité, surtout au bout de 3 à 4 jours après une irrigation. Les sondes d’irrigations (capacitives ou tensiométriques) sont de bons Outils d’Aide à la Décision (OAD) pour ajuster au mieux les apports.
Fertilisation : Attention, à la libération imprévisible de l’azote lorsque le sol va se réchauffer. Il faut adapter la fertilisation en fonction du mode d’irrigation (goutte à goutte ou aspersion), du stade cultural (repos végétatif, réveil, floraison), des apports réalisés en fond.
• Sous abri : Le bâchage est souvent le point de départ de la fertilisation soluble. La base est de 25 Kg/semaine d’engrais soluble à moduler en fonction du développement du plant. A partir de la fleur, un engrais potassique (Ex Solinure 6-12-39) est apporté en alternance avec Magnésium et Calcium (ex. Calmag). Un apport en fer (ex. Plantin Fer ) à 1 Kg/ha par semaine ne doit pas être oublié.
Exemple programme fertirrigation en sol :
4 semaines avant récolte
Nova Plus Calmag 12.5 Kg
Solinur 6-12-39 12.5 Kg
Plantin Fer 1 Kg
2 semaines avant récolte
Nova Plus Calmag 5 Kg
Solinur 6-12-39 20 Kg
Plantin Fer 1 Kg
Récolte et pendant la récolte
Hydroflex 0-13-34 25 Kg
ou Sulfate de potassium 15 Kg
Plantin Fer 1 Kg
3 semaines avant récolte
Nova Plus Calmag 10 Kg
Solinur 6-12-39 15 Kg
Plantin Fer 1 Kg
1 semaine avant récolte
Solinur 6-12-39 25 Kg
Plantin Fer 1 Kg
• En plein champs : La fertilisation de fond permet de limiter les apports en cours de culture. En fonction de la charge en fruit et du comportement
végétatif, des apports complémentaires et des biostimulants pourront être réalisé.
• SANITAIRE
Puceron : Surveiller les entrées de tunnels avec les pucerons ailés qui viennent par le vent de l’extérieur, les abords, les herbes indésirables,
les feuilles naissantes, les stolons ainsi que les hampes florales. L’activité importante de fourmi nous indiquent souvent la présence de miellat.
Rares sont les parcelles où l’on ne trouve pas de puceron (en particulier le puceron jaune du fraisier) dans les coeurs. Qu’on soit en PBI ou en traitement conventionnel et/ou biocontrôle, il est nécessaire d’intervenir avant la floraison
Acarien : Surveiller les points chauds habituels où chaque années les acariens commencent. Après le nettoyage des plants, il faut vérifier qu’il n’y ait pas de foyers restants. En fonction de leur importance, il sera nécessaire d’intervenir.
Aleurodes : Dans les parcelles à fort historique, surveillez le développement des populations.
Anthonome : les nuits sont encore trop fraiches pour que l’émergence des adultes ait lieu, mais à surveiller en particulier les parcelles à proximités des haies.
Botrytis : Une certaine proportion de culture présente des symptômes de botrytis du coeur. Assurer l’aération. Dans certains cas, un traitement curatif est nécessaire.
Maladie du sol : Les maladies de sol s’attaquent de façon préférentielle sur les plantes faibles et mal racinées, dans des conditions de déséquilibre de nutrition et en climat chaud.
S’il y a eu des soupçons ou des diagnostics de maladie de sol lors de l’installation, il n’est pas trop tard pour mettre en place des mesures afin de garantir un potentiel de production. Le focus reprend les stratégies possibles à adopter.
Cultures en hors-sol :
• STADE CULTURAL ET OBSERVATIONS :

Actuellement, la récolte approche, avec des hampes qui basculent par le poids des fruits. En parallèle des nouaisons se poursuivent et des petites hampes florales peuvent continuer à sortir.
La plante doit alors assurer le développement d’organe reproductif de stades très différents.
• CONDUITE ET ENTRETIEN
Pourquoi accompagner la descente des hampes florales : Eviter le pliage et la cassure de la tige de la hampe entrainant un défaut de grossissement, une perte de brillance et de gout par mauvaise alimentation du fruit.
Les 10 gestes pour bien installer ses supports de hampe :
1. Choisir une bande « support de hampes » de qualité. Nous conseillons la bande « trizone » ajourer pour faire respirer le fruit, et avec deux fils synthétiques sur les bords pour la résistance et la mise sous tension. Sa largeur est suffisante pour sécuriser la récolte.
2. L’installer suffisamment tôt en saison, souvent au début de floraison, car l’espace d’installation est libre de toute présence de végétal.
3. Définir la hauteur optimale : au niveau du substrat et jusqu’à 5 cm au-dessus.
4. En fonction des variétés et du plant ajuster la distance (si votre installation le permet) entre le sac et la bande.
- Hampes courte ± 10 cm (Exemple Clery) :
- Hampes moyenne ± 20 cm (Exemple Magnum)
- Hampes longues ± 30 cm (Exemple Marvella)
L’objectif est que la hampe repose sur la bande, de manière à éviter le coudage. Dans certaines situations une double bande peut être envisagée.
5. Renforcement suivant la charge et la distance entre deux supports : Ajouter support intermédiaire (type bambou) tous les mètres
traversant le substrat de part en part, avec une longueur adaptée.
6. Poser la bande bien à plat non vrillée
7. Réaliser une tension suffisante à partir des extrémités. Des kits spécifiques pour la tension des bandes sont disponibles.
8. Peignage : séparer les hampes florales des feuilles, afin d’éviter le basculement des feuilles sur le support de hampe. Cela évite le botrytis, améliore la coloration et optimise la vitesse de récolte.
9. Retirer les fruits déformés, abimés, avec du botrytis, etc. pour améliorer l’efficacité des traitements, biostimulant…
10. Supprimer les stolons. Ces derniers puisent inutilement l’énergie de la plante, ses minéraux, son eau d’irrigation. C’est aussi par là
que les attaques de pucerons et d’oïdium peuvent commencer. La plante doit donc être libérer de ses stolons, pour qu’elle puisse au maximum alimenter ces fruits.

• IRRIGATION ET FERTILISATION
Irrigation : A partir de mi-mars, le temps peut être changeant. La conduite de l’irrigation doit être ajusté
• Par la mesure du drainage :
- 10 % de l’apport pour les substrats tourbe
- 20 % de l’apport pour les substrats coco
• Par l’observation de la culture : humidité le matin, ouverture d’un sac, soupeser un sac…
• Par la pose d’une sonde de fertirrigation.
Fertilisation du stade grossissement de fruit à la récolte :
• Equilibre NPK : Le Rapport Potassium /Azote permet en un seul critère d’ajuster la fertilisation en fonction des stades. De la phase grossissement du fruit à récolte le rapport K2O/N passe de 1.5 à 2.0
• EC cible : 1, 4mS mais à moduler selon l’EC de drainage.
• Biostimulant : Ils sont le complément qualitatif de la fertilisation. Notre programme apporte de la silice, du calcium de la glycine bétaïne, des acides aminés. Voir programme biostimulant ci-dessus.
• LUTTE INTEGREE

Thrips : La pression va en augmentant. On renforce les lâchers de A. cucumeris et/ou on passe en A. swirskii dès que les températures moyennes sont suffisantes.
Acariens : les lâchers préventif d’A. californicus commencent.
Pucerons : selon les températures et les enjeux propres à chaque exploitation, des lâchers de syrphes, mix de parasitoïdes, micromus, ou chrysopes, etc... peuvent être réalisés.
• SANITAIRE
Risque punaises : Les 1ères punaises (lygus, liocoris,..) peuvent se montrer à partir d’avril, selon historique de parcelle, conditions climatiques, etc... des frappages ou des piégeages sur panneaux jaunes permettent de repérer les 1er individus.
Risque Oïdium : il peut se développer avec ces temps changeants et ces variations d’humidité (pluie, vent). Vitisan, Essen’ciel ou Armicarb sont des produits de biocontrôle et de contact, complémentaires à la protection conventionnelle.


FRAMBOISE
Généralités :
• STADE CULTURAL & OBSERVATIONS

Actuellement, les bourgeons axillaires sont en plein
développement, plus ou moins avancés selon la date de plantation des plants.
En attendant, on continue de surveiller et à soutenir le développement du système racinaire pour une colonisation maximale.
Pour les plantations les plus précoces et les variétés
à cycle de croissance court, les premiers boutons
floraux vont apparaitre.
• GESTION DES DRAGEONS

Il existe différentes stratégies possibles de gestion des drageons selon l’itinéraire recherché. Pour adopter la plus adéquat à votre situation, demander conseil à votre technicien.
De manière générale, les drageons ne doivent pas être supprimés systématiquement, ils aident au fonctionnement du système racinaire et servent de tire-sève. Cela étant, ils entrent également en concurrence avec le pieds mère, il est donc nécessaire de contrôler leur développement. L’idéal est de les éliminer régulièrement tout en prenant le soin de conserver 2 petits drageons, ce qui limitera le stress.
La gestion de l’irrigation est à mettre en corrélation avec la suppression des drageons. En cas de coupe trop franche de drageons très développés, il y a un risque important de pertes racinaires et de mise en excès d’eau si l’irrigation n’est pas ajustée en conséquence. Un stress qui se répercutera directement sur le plant mais qui ne sera verra sur la culture que plusieurs jours voire plusieurs semaines plus tard.
• ITINERAIRE TECHNIQUE BIOSTIMULANT

• PBI
Si les conditions de températures sont favorables, la Lutte intégrée peut être démarré dès à présent sur cultures sous abris :
Pucerons : gestion en préventif par des lâchers d’auxiliaires mix-parasitoïdes (Aphidius, Aphelinus, Praon), et en traitement sur foyers identifiés avec des lâchers de syrphes, chrysopes, micromus.
Acariens : à gérer selon la pression observée. En préventif et protection de fond, effectuer des lâchers et de A. Californicus. En traitement sur foyer, effectuer des lâchers de Phytoseiulus.
Thrips : positionner le plus tôt possible (si T°C supérieurs à 18°) des A.Swirskii, en préventif.
• SANITAIRE
Acariens : Essen’ciel, Flipper, ERADICOAT, MAJESTIK, NATURALIS sont des produits de biocontrôle et de contact, à utiliser en tout début d’attaque pour un meilleur contrôle des populations.
Pucerons : sur foyers important il est possible d’utiliser des produits de biocontrôles tel que, flipper, Essen’ciel; et des produits à action physique comme Dahido.
Cultures en sol :
• STADE CULTURAL & OBSERVATIONS
Du fait de mauvaises conditions climatiques lors de la préparation des sols (trop humide), on observer de gros agrégats de terre qui limite le bon contact terre / racine, et un mouillage du sol hétérogène lors des irrigations. La conséquences sont importantes : mauvais enracinement avec dessèchement possible de la motte, débourrement très hétérogène. Pour atténuer ce phénomène, nous préconisons l’application de Nutrigéo (restructurer le sol), H2Flo (homogénéiser l’humidité du sol et de la motte), GreenSea (déclencher et stimuler l’enracinement).
•IRRIGATION ET FERTILISATION
A présent les besoins en eau commencent à augmenter. Les doses se raisonnent par la surveillance de l’humidité du sol à 10-15 cm de profondeur, au niveau des racines. Il doit rester “frais”.
L’apport d’engrais en fertirrigation peut commencer, avec des formules type Solinure 6-12-39 en alternance avec du Nova Plus Cal-Mag ou KSC 15-05-35,et Geogreen Classik pour les parcelles en bio. Pour un plan de fertilisation personnalisé, consulter nous.
• SANITAIRE
Le retrait des mauvaises herbes est impératif pour éviter la concurrence en eau, en engrais. Ces plantes indésirables peuvent être un réservoir de parasites comme le puceron, l’acarien…

Cultures en hors-sol :
• IRRIGATION ET FERTILISATION

En cette période de l’année ou le climat peut-être très changeant, il est nécessaire d’ajuster les doses et fréquences d’irrigations selon la météo journalière. Un excès ou un manque d’eau peut très vite subvenir, donc il faut suivre attentivement les taux de drainage. La sonde de fertirrigation Weenat est une excellente solution pour suivre en temps réelle l’humidité du substrat et éviter les écueils.
Soutenir le développement du système racinaire, par l’apport de Rise P + Fulvat, toutes les 3 semaines environs. L’objectif est de créer un système racinaire puissant, avant la phase de grossissement des fruits.
Dès l’apparition des boutons floraux, il convient de passer sur phase de fertilisation générative, pour soutenir le grossissement des fruits. Pour un plan de fertilisation personnalisé, consulter nous.
• PLANTATION DES MOTTES

Les premières plantations précoces de plants mottes ont débutées. Cet itinéraire cultural est à privilégier pour le hors-sol (mais peut également être
réaliser en sol). Pour bien réalisé cette opération, voici quelques conseils de bonnes pratiques :
• Il est impératif que les plants mottes ne soient pas exposés au gel.
• La plantation se fait directement dans des pots de 10L avec 1 plant par pot.
Idéalement un pot sur pied avec fond grillagé pour assurer une aération maximale des racines et un bon drainage.
• Pour le substrat, il faut un terreau structuré et aéré, suffisamment drainant.
Nous proposons le terreau Neuhaus T4 perlite NH518 parfaitement adapté à la culture de framboise.
• Irrigation : positionner un goutteur au plus proche de la motte et l’autre goutteur dans le nouveau substrat. Une fois les racines bien développées, les goutteurs peuvent être repositionnés pour hydrater l’ensemble du pot.
• Les premières semaines, il faut remouiller l’ensemble du substrat et ne pas prêter trop attention au drainage. Deux à trois semaines après plantation,
commencer la fertirrigation avec un engrais de démarrage type Solinure 11-35-11. Pour un plan de fertilisation personnalisé, consulter nous.
• Stimulation racinaire : faire dès plantation un apport de GREENSEA (par trempage des mottes ou en apport par irrigation) pour déclencher la formation de nouvelle racines, suivi deux à trois semaines plus tard d’un apport de Rise P + Fulvat

GROSEILLE / MYRTILLE / MÛRES / CASSIS
• STADE CULTURAL ET OBSERVATIONS
Actuellement, les cultures ont démarré (dans les zones tempérés). Certaines sont déjà au stade floraison / nouaison. Les bâchages sont en
cours en fonction de l’objectif de précocité visé.
Aide à la nouaison : pensez à installer des ruches de bourdons. Pour les cultures en plein air, des ruches spécifiques existent, adaptées aux
conditions extérieures (précipitations, froid)
• IRRIGATION ET FERTILISATION
Les besoins en irrigation augmentent : Les apports peuvent être réalisés par exemple 2x/semaine, par contre la durée donc la dose, est liée à l’observation du sol et l’appréciation de l’humidité, surtout au bout de 3 à 4 jours après une irrigation. Les sondes d’irrigations (capacitives ou tensiométriques) sont de bons Outils d’Aide à la Décision (OAD). Demander conseil auprès de votre technico-commercial(e)
Il est temps de démarrer la fertirrigation, par des engrais solubles type Solinure 6-12-39 en alternance avec du Nova Plus Calmag ou KSC 15-05-35, et Geogreen Classik 04-02-06 pour les parcelles en bio.
Soutien au développement végétatif : appliquer des biostimulants foliaires à base d’acides aminés (BM Start et Protaminal)
• SANITAIRE :
Prévenir les attaques des champignons du sol en appliquant un programme RISE-P + PRESTOP.
Risque pucerons : surveiller et gérer l’émergence de foyers dès apparitions.
Maladies du feuillage : des apparitions d’oïdium, de rouilles, etc… sont possibles. Appliquer des traitements préventifs, selon conditions climatiques.
Le retrait des mauvaises herbes est impératif pour éviter la concurrence en eau, en engrais. Ces plantes indésirables peuvent être un réservoir de parasites comme le puceron, l’acarien…

MAINTENIR UN POTENTIEL DE PRODUCTION MALGRE LES
MALADIES VASCULAIRES (PESTALOTIOPSIS, VERTICILLIUM,
PHYTOPHTORA, ETC.)
Les pathogènes hivernent dans le sol et dans les plants. Avec le
radoucissement des températures, les végétaux se réveillent, les maladies de sol aussi.
Verticillium, Phytophtora, Pestalotiopsis, Fusariose, Macrophomina, etc. s’attaquent au système vasculaire du fraisier. Les symptômes sont d’abord discrets, puis, au fur et à mesure de l’évolution de la maladie mais aussi de la charge du plant, l’afflux de sève n’est plus suffisant pour alimenter le végétal. Le fraisier fini par s’effondrer complétement.
La culture de fraisier étant annuelle, nous pensons qu’il ne faut pas voir cet effondrement comme une fatalité mais plutôt une course contre la maladie afin de maintenir le maximum de potentiel de rendement.
Plus on débute cette course tôt, et ce, même avant l’expression des symptômes au printemps, plus on a de chance de pouvoir la remporter.
PLUSIEURS LEVIERS PEUVENT ETRE ACTIVES :
Adapter les pratiques culturales : gestion précise du climat, de l’irrigation et de la fertilisation.
Occuper l’espace biologique autour des racines, barrant la route aux pathogènes (compétition spatiale)
Attaquer directement le champignon pathogène par d’autres micro-organismes bénéfiques.
Favoriser la pousse racinaire :
• Pour un champignon s’attaquant aux racines, on va compenser la perte racinaire en développant de nouvelles radicelles.
• Pour un champignon s’attaquant au système aérien (coeur, collet, tige, etc.) on va augmenter l’afflux de sève jusqu’aux feuilles, l’eau et les minéraux auront plus de chance de se frayer un chemin.
Soutenir le plant au niveau énergétique par l’apport d’acides aminées.
Maintenir un potentiel Redox favorable : état acido-réduit. En cas de Redox défavorable, la plante est plus sensible aux ravageurs.
PLUSIEURS LEVIERS PEUVENT ETRE ACTIVES :
Compétition spatiale biologique et développement racinaire
• Fongibacter est une préparation bactérienne et fongique (poudre mouillable) à base de Trichoderma harzianum et Bacillus. Il va stimuler le développement racinaire et amplifier la flore microbienne positive du sol.
• Rise P est une souche de bactérie qui forme une gaine protectrice autour des racines et qui soutient la formation d’un enracinement puissant.
Attaque du pathogène et occupation de l’espace biologique
• Prestop est un biocontrôle sous forme de champignon. Il agit par hyperparasitisme en détruisant les parois cellulaires des pathogènes et par compétition en colonisant rapidement l’espace autour des racines.
• Asperello est un biocontrôle (Trichoderma asperellum T34) homologué sur toutes les cultures mineures de petits fruits sous abris hormis en fraisiers. Il forme une barrière contre les pathogènes arrivant, parasite et tue activement les pathogènes existant.
Stimulation racinaire
• GreenSea est composé de 90% d’algues d’Ecklonia maxima. Cette algue a la particularité d’avoir des effets équivalents aux hormones de croissance notamment racinaire (ex : auxine et gibbériline).
• Biocat 15 en sol (Acides humique et fulviques) et FULVAT en hors sol (acide fulviques uniquement). Les acides humiques améliorent les propriétés biologiques du sol, ce qui permet de développer une
flore bactérienne positive en compétition avec les pathogènes. Les acides fulviques stimulent la croissance racinaire et agissent comme une auxine.
Soutien foliaire
• Stimforce / Trainer / Protaminal – toutes ces spécialités contiennent des acides aminés qui sont des briques constituantes des protéines, elles-mêmes constituantes de la plante. Avec ces apports, on vient compenser le désordre physiologique créer par le pathogène, et soutenir le développement végétal malgré un système énergétique ralenti. L’utilisation combiné de ces acides aminées avec des stimulants racinaires, permet de relancer le plant sur les deux
tableaux.
Maintien du potentiel REDOX
• L’Orgalactic est une fermentation de fruit extrêmement acido-réduite associée à des bactéries lactiques.
• Multiplant est un mélange d’extrait de plante, de soufre, de zinc, de manganèse. Il s’acidifie obligatoirement pour être efficace.
C’est deux produits vont ramener ou garder la plante dans un état acide et réduit, la rendant moins sensible aux pathogènes environnants.
Malgré des situations délicates, comme démontré, il existe un éventail d’actions à mettre en oeuvre pour permettre à la plante de continuer son cycle jusqu’à la récolte.
C’EST LE MOMENT !
Pensez à faire le point avec votre Technico-commercial(e) sur :
• Vos besoins en consommables : supports de hampe, matériel et petit outillage de récolte (épinette, chariot, panier, emballage, etc.), produits phytosanitaires, biostimulants, etc...
• L’été approche et les coups de chaud avec, si ce n’est pas déjà fait pensez aux solutions d’ombrage pour le printemps, que ce soit en filets ou en peinture d’ombrage.
• Les plants : c’est le moment de commander vos fraisiers racines nues (plants frigo) en variétés remontantes et printanières ; et aussi les fraisiers en mottes fraiche (mini-mottes) pour les plantations de l’été.
Les engagements de plants spéciaux (fraisier trayplants, minitray, framboisiers longues cannes) pour la saison 2026/2027 vont commencer, il est temps d’y réfléchir dès à présent.
INFORMATION REGLEMENTAIRE
MOVENTO : dérogation d’usage pour la spécialité MOVENTO à base de spirotétramate pour la lutte contre cochenilles sur cassissiers, myrtilliers et groseilliers. AMM valable du 01/03/2026 au 29/06/2026

Pour les usages sur cassissier, la DSPPR est de 5 mètres.
ALIETTE FLASH : dérogation d’usage de 120 jours pour la spécialité ALIETTE FLASH (AMM n°9600025) à base de Fosétyl-aluminium pour la lutte contre champignons pythiacées sur framboisier sous abris et de plein champ. AMM valable du 26/02/2026 au 26/06/2026

Aliette Flash est classé SPe8 : peut être dangereux pour les abeilles. Application possible durant la floraison et sur
zones de butinage dans les 2 heures qui précèdent le coucher du soleil ou les 3 heures suivant le coucher du soleil.
AGENDA
Aucun évènement en vue


UN NOUVEAU SERVICE RIEN QUE POUR VOUS
Perret Rhône Alpes et le Groupe Perret lance une plateforme digitale !
Bonne nouvelle : notre expertise de terrain est désormais à portée de clic !
Retrouvez dès maintenant notre sélection de produits dédiée aux professionnels de l’agriculture, horticulture, pépinière, espaces verts, golfs et terrains sportifs !
√ Commandez 24/24 & 7/7
√ de 5000 références produits
√ Devis en ligne & suivi des commandes
√ Accès à votre espace client

Besoin d’aide ?
Notre service client est à votre écoute
par téléphone au
04 65 84 45 09 (N° non surtaxé)
ou par e-mail
service.client@groupeperret.fr
PERRET Rhône Alpes - 9011 route de Marseille - 38150 CHANAS
tel : 04.74.86.18.61 / https://perret-ra.groupeperret.fr
Distributeur de produits phytopharmaceutiques agréé par le Ministère de l’agriculture sous le N°RH00333