
Rédactionnel : Alexandre Bouvier, Marianne De Coninck, Maureen Minjard, Pierre Roussel
Découvrez dans ce numéro :
• Le risque de gel et ses conséquences.
• Les bonnes pratiques de pollinisation en fraise
• Comment améliorer le débourrement du framboisier
• Les risques liés au températures faibles et au gel
• Itinéraires techniques biostimulant
• Innovations en lutte intégrée
ACTUALITÉ & OBSERVATIONS

TENDANCES METEO
Les fortes précipitations de mi-Février ont pu provoquer des conditions propices aux maladies tel que Botrytis de coeur. Bien que le redoux arrive très rapidement, l’hiver n’est pas terminé et des épisodes de froid avec des gelées matinales peuvent encore arriver. Restons vigilant.
La somme d’heures de froid est largement atteinte (1303 heures au 23 Février). Ainsi physiologiquement, les plants de fraisiers devraient être bien équilibrés et vigoureux, même pour les variétés à fort besoins en froid.
OBSERVATIONS ET PRECONISATIONS

FRAISE
Généralités :
• RISQUE GEL, ECART DE TEMPERATURES & AERATION
Sur février / mars, les nuits peuvent être encore très froide. Il est donc nécessaire de rester vigilant.
Compte tenu de la fragilité des jeunes feuilles, des dégâts peuvent vite arriver. Par exemple, lors d’une forte gelée la nuit suivie d’une forte montée de température (ciel ensoleillé), il est indispensable de retirer les voiles dès 10h et d’ouvrir les abris. On évitera ainsi les brûlures.
Températures critiques du fraisier :
En période de repos végétatif (dormance), en sol, le plant résiste à des températures de -15°C à -20°C. Cependant, en dehors de cette période, le collet commence à être touché lorsque la température atteint -5°C, et des températures de l’ordre de -12°C à -15°C ont un effet létal sur le plant.
Le stade floraison / fructification et beaucoup plus sensible aux gelées :

Températures critiques pour les fraisiers, en fonction du stade de développement.
Source : Perry et Poling, 1985
Dégâts dû au gel :
Les gelées peuvent rapidement tuer les fleurs ou les endommager suffisamment pour que les fruits qui en résultent soient difformes.
Quand une fleur est endommagée par le froid, ce sont les pistils qui meurent en premier. Le centre de la fleur devient noir dans un délai de quelques heures à un jour après la gelée. En cas de dommage partiel sur la fleur, il en résultera un fruit déformé et nécrosé.

Fleur de fraisier endommagée par le gel

Fruits déformés en raison d’une gelée
ayant partiellement endommagé les fleurs

Dommage sur feuille causé par le gel
Les feuilles peuvent aussi être endommagées par les gelées, surtout lorsqu’elles poussent avec vigueur et qu’elles sont très tendres. Le bord et le bout des feuilles noircissent, puis s’assèchent.
Les gelées endommagent habituellement les fleurs les plus grosses et les plus précoces. Les premières fleurs qui éclosent produisent habituellement les plus gros fruits. Si 5 à 7 % des fleurs sont perdues et que ces dernières sont pour la plupart des fleurs centrales, alors la récolte totale sera réduite de 10 à 15 %.
• POLLINISATION

Il fait encore frais, et les fraisiers sont en fleurs. Les abeilles étant assez sensibles au froid, au manque
de lumière et au vent, mettre des ruches de bourdons est une sécurité pour la pollinisation.
Pour des fraises bien nouées et bien formées, il faut :
- 1 ruche pour 500 à 1000m², dans le rang de culture, à 5m de l’allée, sur un support horizontal (accès à l’eau sucrée), jamais directement sur le sol (fourmis, forficules).
- Au démarrage, on estime qu’il faut 2 à 3 fleurs ouvertes par plant pour installer les ruches.
- Protéger les ruches contre les rayons directs du soleil, la condensation, l’eau et les courants d’air.
- Poser la ruche, laisser les bourdons se calmer minimum 15 à 60 minutes, puis ouvrir uniquement le trou IN/OUT. Le calme revenu leur permet de sortir tranquillement de la ruche, et de cartographier les lieux, sans quoi ils ne retrouveront pas la ruche.
- Vous souhaitez déplacer la ruche, même de 50cm ? Il faut respecter une procédure bien particulière, sous peine de voir les bourdons s’égarer. Demandez conseil.
En cas de risque de sur-butinage :
Si les étamines sont trop marquées/brûlées par les bourdons, il suffit de fermer l’accès au sirop située sous la cage plastique. Il n’est pas utile de fermer les ruches.
Facteurs impactant l’activité de pollinisation :
- La température : si trop basse, le pollen ne germe pas ; si trop haute, le pollen devient stérile.
- L’hygrométrie, trop haute (> 80%) ou trop basse (< 50%), gène la pollinisation.
- Le manque de lumière (plastiques trop opaques, sales, vieux...) : abeilles comme bourdons perçoivent que c’est la nuit et ne travaillent pas.
• ITINERAIRE TECHNIQUE BIOSTIMULANT
Il fait encore frais, et les fraisiers sont en fleurs. Les abeilles étant assez sensibles au froid, au manque de lumière et au vent, mettre des ruches de bourdons est une sécurité pour la pollinisation.

Cultures en sol :


PLANTATIONS DE DÉCEMBRE
(TRAYPLANTS)
Clery Trayplant, plantation décembre en tunnel
• STADE CULTURAL ET OBSERVATIONS :

phénomène de guttation

• Les racines se sont affranchies de la motte initiale. On observe une généralisation du phénomène de guttation dans les parcelles, signe que les plants consomment l’eau et les minéraux. phénomène de guttation
• En fonction de la propreté des plants, on peut être amené à faire un rapide nettoyage des feuilles mortes. Le feuillage sain sèchera plus rapidement, limitant ainsi le risque de maladies fongiques.
• En général, on observe dans les coeurs l’apparition des premiers bouquets floraux. Chez certains, sur les plantations précoces, la floraison a débuté depuis quelques semaines et les premières ruches ont été installées.
• Attention les premiers signes de tip burn ont été observés. Pour le limiter, on apportera 2L/ha d’Obstacle en goutte à goutte ou 5L/ha d’Intratech CA25 en foliaire.
• IRRIGATION ET FERTILISATION

Trayplant en souffrance par manque
d’eau (motte desséchée)
• Actuellement, les besoins en eau augmentent progressivement mais restent très dépendants du climat. Il est indispensable d’ajuster l’irrigation en fonction des observations au champ. A l’approche
de la récolte, la fertilisation augmente elle aussi progressivement passant d’un équilibre azoté à potassique. N’apportez rien au hasard, demandez-nous le plan de fertilisation hebdomadaire.
• Le mois de mars et son climat en dent de scie est le temps de la construction aérienne du végétal, de la floraison et du début de grossissement des fruits. C’est sur cette période délicate que l’on peut constater une irrégularité de croissance. Il est donc opportun de soutenir le végétal avec les biostimulants appropriés (voir Itinéraire technique ci-dessus)

Verdi en plein champ non couvert
PLANTATION DE L’ETE 2025 ET CULTURES DE 2 ANS
(Mottes fraîches et racines nue)
• STADE CULTURAL ET OBSERVATIONS :
• Les plants sortent lentement de leur période de repos, avec une reprise de végétation. Pour certaines variétés précoces, on observe déjà des soties de boutons au niveau du coeur.
• Les rebâchages sont à réaliser en même temps que le nettoyage des plants. Cette remise au propre concerne les feuilles, les stolons et les adventices. Le nettoyage stimule aussi le démarrage du plant.
• La stimulation racinaire permet d’assurer une bonne robustesse du plant que l’on appréciera au moment crucial de la récolte. Attention, sur sol fatigué avec risques de maladies racinaires, il est souhaitable d’appliquer un programme spécifique de soutien au végétal (nous consulter).

Klodia motte, plantation été 2025
• IRRIGATION ET FERTILISATION
Le démarrage de la ferti-irrigation dépend de la date où l’on souhaite faire démarrer la culture. Pour un démarrage tardif, on attendra encore avant de commencer les apports.
• SANITAIRE
Avec le nettoyage des plants, c’est le moment d’évaluer la pression ravageurs (pucerons, aleurodes, acariens, limaces, campagnols) et maladies (botrytis de coeur, etc.) et de décider une stratégie de lutte.

Cultures en hors-sol :
• STADE CULTURAL ET OBSERVATIONS :

Enracinement Marvella TP
plantation mi janvier
1ères floraisons en abris froid et 1ères nouaisons en serre chauffée. A ces stades, les stimulants
racinaires ont normalement permis un développement homogène des racines et une bonne
implantation : c’est la base d’un bon rendement. Le feuillage, lui, prend de l’ampleur.
• IRRIGATION ET FERTILISATION :

• Le climat printanier associé à la prise de volume foliaire, font que les besoins augmentent.
• Système irrigation fonctionnel : à présent, les défauts d’irrigation et irrégularités doivent absolument être corrigés. Une fois les problèmes d’irrigation résolues, un passage avec le mouillant H2Flo permettra de lisser les variations d’humidité.
• Equilibre de fertilisation : le rapport Potasse/Azote s’ajuste régulièrement au stade cultural. Plus on avance vers la floraison, puis jeune fruit, puis grossissement, etc, plus le rapport est en faveur de la potasse. Selon les observations d’équilibre feuilles/fleurs/fruits, il est possible de retarder ou avancer le moment où on change l’équilibre des solutions. Le niveau d’EC apporté est ajusté en fonction de l’EC du drain, afin d’éviter les montées d’EC dans le substrat. La sonde de fertirrigation Weenat donne une information précoce des évolutions dans le substrat.
• Soutien nouaison et grossissement de fruit : en cas de conditions difficiles, le biostimulant Intratech Maxi Flower permettra d’accompagner cette phase.
• CONDUITE ET ENTRETIEN

Les supports de hampe sont en cours d’installation, ils permettent d’éviter le coudage des hampes qui provoque fruits déformés, perte de calibre et de goût.
Le peignage des hampes est une opération manuelle consistant à sortir les hampes du feuillage, permettant de dégager les futurs fruits et ainsi de
faciliter la récolte.
• SANITAIRE / LUTTE INTEGREE
Des pucerons ailés ont été observés dans certaines parcelles de trayplants : plusieurs stratégies s’envisagent, en solo ou en mode complémentaire. Traitement systémique lorsque les conditions seront bien poussantes, avec un produit compatible PBI. Complété ou non de lâcher d’auxiliaires : parasitoïdes et/ou chrysopes (voir nouveauté Chrysoline Eggline dans le Focus).
Une forte quantité de miellat a été observée dans certaines parcelles plantées en été 2025, dû à des foyers de pucerons.
Nous conseillons le nettoyage des plants, puis l’application de plusieurs traitements, avec notamment un produit nettoyant tels que Flipper
ou du savon noir. Attention, risque de phytotoxicité selon les conditions.
Les thrips ont fait leur apparition dès début février (larves et adultes) dans les parcelles à fort historique. On les repère sur les bandes engluées bleues ou en frappant les fleurs. Dès que les températures sont supérieur à 8°c, 10°c, on lâche A.cucumeris (voir nouveauté Bugline).
Des aleurodes (=mouches blanches) peuvent être présentes sur les adventices sous les gouttières, notamment dans les secteurs “chauds” des serres (parois Sud, décrochés de serres, allée ...). Il semble que ce soit une problématique montante en fraises, donc à bien surveiller. Les bandes jaunes positionnées à l’interculture ont normalement permis d’en piéger.
Des départs de botrytis sur feuilles/boutons et coeurs ont été observés. La gestion de l’aération est essentielle contre les champignons aériens. Des produits sont autorisés. Tant qu’à faire, préférer des produits à double matière active, afin de se prémunir autant que possible contre Neopestalotiopsis.


FRAMBOISE
Généralités :
• STADE CULTURAL :
Plantations 2025 et cultures de 2 ans et + sous tunnel :
Le débourrement des bourgeons commence.
Le nettoyage des vieilles feuilles ainsi que l’étêtage et l’attachage des cannes sont réalisés.
Plantation 2026 :
Les plantations sont en cours.

• FACTEURS DE REUSSITE
Il est important de réussir le démarrage de la culture. 5 facteurs clés doivent être bien réalisés :
1- La plantation : voir le bulletin de janvier 2026 qui décrit tous les bons gestes pratiques.
En sol : Il doit être bien préparé, humide mais pas trempé. Il doit être légèrement rappuyé autour de la motte avec un bon arrosage d’installation.
En sol lourd ou peu drainant les plantations doivent se faire sur butte.

En Hors sol : L’indice d’utilisation du substrat est un critère pertinent. On considère un pourcentage de tassement du substrat de l’ordre de ± 20%. Par exemple :
• Pour une longue canne (pot de 1,8 L) dans un conteneur de 10 L, on compte une consommation de substrat de 10 L,
• Pour une motte dans un conteneur de 10 L, on compte une consommation de substrat de 12 L.
Risques encourus si la consommation du substrat n’est pas optimale :
Longue canne
(pot de 1,8L)
Longue canne
(pot de 1,8L)
Consommation
pour 1 conteneur de 10 L
10L
12L
Trop
de consommation de substrat
Tassement avec perte de macroporosité
ou de capacité de drainage.
Le risque d’asphyxie racinaire est
important.
Pas assez
De consommation de substrat
Forte macroporosité. Le substrat
n’adhère pas à la motte. Le démarrage
est difficile. Le substrat a du mal à s'hydrater.
2- Mise en place du palissage
C’est une opération qui doit être réalisée en même temps que la mise en place des plants. Retarder le palissage, c’est risquer plus tard d’abîmer les bourgeons très fragiles au démarrage, voir d’être pris par d’autre priorité en plein boom du printemps.
Le palissage doit être réaliser dans les règles de l’art. Voir petit fruité de janvier 2026. Les avantages d’un bon palissage sont importants :
Récolte facilité, entrée profonde et régulière de la lumière dans le végétal, température homogènes, efficacité de la lutte contre les ravageurs, limitation de l’acariens et de la drosophile.
Les cannes de framboisier sont longues et sujette à la verse. Elles doivent être attachées dès la mise en place.

Le palissage est d’abord d’attacher les cannes à la verticale et de préparer les
supports des ramifications latérales fructifères issus des bourgeons
3- L’implantation
Les racines du framboisier doivent partir dans le sol ou le substrat le plus rapidement possible. L’objectif est de faire prendre le relais par le sol ou le substrat pour l’alimentation hydrique, la nutrition et l’ancrage.
L’hydratation doit être bien gérée sans manque ni excès. Le sol doit être suffisamment chaud.
En fonction du climat, il est souhaitable d’utiliser des protections de type P30.
L’utilisation aux premières irrigations d’apports de stimulants racinaires permet de sécuriser cette étape :
Programme :
GreenSea : précurseur d’hormone de croissances
Biocat 15 : amélioration de la synergie sol <-> racine.
Rise-P : stimulation racinaire et assimilation des nutriments
4- Le débourrement
Pour le réussir, il faut d’abord que la plante après l’hiver ou plusieurs mois de frigo réalise sa montée de sève. Ce processus est délicat car il est fortement perturbé par le climat, l’hydratation, le nombre de bourgeons sur la tige et son diamètre.
Gestion du climat
• Réaliser une protection contre le froid (sous abris) et éviter surtout les à-coup froid/chaleur.
• Le risques du coup de froid est le retour de sève qui entrainent un décalage du démarrage, la dormance prolongés de bourgeons, voire le dessèchement de bourgeons éclos.
• Maintenir une température du sol ou du substrat supérieur à l’air afin d’avoir une montée de sève régulière. Utiliser des voiles P30, les bougies spéciales serres, etc.

Aider au débourrement
• Le débourrement homogène et régulier est possible uniquement si la canne est attachée verticalement.
• Couper les extrémités des cannes voir limiter le nombre de bourgeons à 18 / 20.
• Utiliser le biostimulant BM Start, dès débourrement.
• Bien gérer l’irrigation afin d’éviter les stress hydriques qui peuvent dessécher les cannes voir entrainer un retour de sève.
5- Démarrer la protection sanitaire
• Vérifier la qualité sanitaire des cannes (maladie sur écorces Botrytis, Dydimella, etc.). Réaliser un fongicide en préventif.
• Le démarrage lutte intégrée (sous abris) peut être commencé avec l’installation des panneaux de couleur pour la détection. La surveillance des acariens doit commencer dès le débourrement.
• Enfin sur des cultures de plus d’un an, il faut déjà surveiller les pucerons (cannes N-1 et environnement parcelle, drageons)

Cultures en sol :
•IRRIGATION ET FERTILISATION
L’irrigation doit être conséquente à la plantation dans la motte d’origine et dans la terre environnante.
A l’implantation, il faut bien les tendre les lignes de goutteurs afin de garantir la bonne proximité avec les plants.
Utiliser la gouge minérale pour tester l’humidité.

Apporter dès les premières irrigations une fertilisation avec un engrais riche en phosphore de type Solinure GT à la dose de 20 Kg/ha en alternance avec du Calmag à 20 kg/ha. La durée d’irrigation doit permettre d’apporter 2 L/plant. Avant d’irriguer vérifier l’humidité.
Cultures en hors-sol :
• IRRIGATION ET FERTILISATION
Pour accompagner un bon enracinement : à la plantation et pendant plusieurs jours, arroser copieusement pour mouiller l’ensemble du substrat et éviter le dessèchement des mottes. Par la suite, on espacera les irrigations pour faire tirer les racines et créer un solide enracinement.
La fertilisation commence 10 jours après plantation. Un plan de fertilisation peut être calculé.
La conductivité peut aller de 1,4 à 1,6 mS lorsque les durées d’irrigation sont faibles. A ce stade l’équilibre NPK est en faveur du phosphore.
Mise en place du contrôle de drainage et d’un goutteur de contrôle d’apport.
La gestion de l’irrigation et de l’équilibre minéral se réalisent en fonction de la quantité de drainage et du niveau de conductivité.
En parallèle, l’installation de sondes Weenat permet de suivre en permanence l’humidité du substrat et aide à anticiper les manques comme les excès.

GROSEILLE / MYRTILLE / MÛRES / CASSIS
• STADE CULTURAL ET OBSERVATIONS
Groseille / Cassis / Mûre / Myrtillier : Si le débourrement n’a pas eu lieu pour ces espèces, il est sur le point de débuter prochainement du fait des températures relativement douces et des sols pourvus en eau.

• IRRIGATION ET FERTILISATION
La quantité d’engrais à apporter au débourrement sera à raisonner en fonction de plusieurs facteurs : Demandez conseil à votre technicien.
• Vigueur (longueur des tiges)
• Volume occupé par les cailloux
• Enherbement du sol
• Date de la chute des feuilles
• Teneur en MO
Les végétaux ligneux sont parfois capricieux à repartir en sortie d’hiver. Pour permettre un débourrement homogène nous recommandons :
• En foliaire, une application d’Intratech Maxi Flower
• En racinaire, une application séparée ou combinée de Biocat 15 et de Rise P
• SANITAIRE :
Du fait de l’importante hygrométrie actuelle et prolongée, veuillez être particulièrement attentifs à la surveillance des maladies fongiques aériennes et telluriques.
On se méfiera des sols hydromorphes, responsables de la pourriture racinaire. Le Nutrigéo reste la meilleure prophylaxie pour éviter l’engorgement des parcelles.
Sous abris uniquement, il est possible de faire un apport de Trichoderma en prévention des pathogènes du sol.
Désormais, il faudra surveiller pour chaque espèce :
Groseille/Cassis : Anthracnose, oïdium, acarien, phytopte, cochenille, pucerons.
Mûres : Mildiou, maladie des tiges, acarien et phytoptes, pucerons.
Myrtillier : Acarien, phytopte, cochenille, pucerons.


DES NOUVEAUX CONDITIONNEMENTS, QUI FONT
GAGNER EN TEMPS, EN PRECISION ET EN EFFICACITE :
Bugline de Bioline : il s’agit d’une bande auto-doseuse d’acariens prédateurs à pose facile et rapide. Cette bande de papier contient des sachets d’élevage, parfaitement répartis : les acariens sortent pendant plusieurs semaines assurant une protection continue des cultures. En 2025, la “bugline amblyline” (100% A. cucumeris) a montré de très bons résultats contre thrips en situation de très forte pression (mars à mai). La bugline duo, alternant des sachets de A. swirskii et de A. californicus, prend le relais en période chaude, avec des bons résultats contre thrips et acariens tétraniques en été. L’étude technico économique de la solution (temps de pose, efficacité, régularité, coût) présente un gain en comparaison à des lâchers classiques vrac, particulièrement en cas de forte pression.


Chrysoline eggline de Bioline : il s’agit d’une bobine de fil de jute sur lequel sont fixés des oeufs de chrysope, à dérouler sur la culture : 25 oeufs/ml. L’application est simple, rapide et homogène. Aucune perte d’auxiliaires au sol. Uniquement pour des T°C > 8-10°C.



DES NOUVEAUX CONDITIONNEMENTS, QUI FONT
GAGNER EN TEMPS, EN PRECISION ET EN EFFICACITE :
Entomatic HD de Biobest : machine de distribution d’auxiliaires. L’Entomatic HD utilise un léger flux d’air pour distribuer les insectes ou acariens bénéfiques de manière uniforme sur la culture. Le réservoir du système (3 litres) peut contenir différents supports tels que la vermiculite, la sciure de bois, le son et la balle de sarrasin, ce qui garantit un apport continu et homogène. Le distributeur réduit le gaspillage et maximise l’efficacité des programmes de biocontrôle. On peut ainsi distribuer : Phytoseiulus, A. cucumeris, A. swirskii, larves de chrysopes, orius. Bien adapté pour la fraise et diverses autres cultures. Facile à installer et à utiliser, avec un minimum d’entretien, le distributeur se fixe sur une ceinture, permettant un travail très ergonomique.
Poids : 5 kg. Batteries makita.

PIEGES CONNECTES, POUR UNE DETECTION
INSTANTANEE
Trap-Eye TM de Biobest : pièges connectés et aimantés, pour un suivi rapide et précis des ravageurs. Ce système à alimentation solaire photographie automatiquement les panneaux englués jaunes afin de localiser, identifier et compter les insectes volants : thrips, aleurodes, Tuta absoluta, Nesidiocoris, Liriomyza et Macrolophus. Le système
est alimenté par l’intelligence artificielle, il pourra à terme reconnaitre d’autres insectes. Par lot de 40 pièges (1ha) + 1 boitier passerelle, en location à l’année, avec SAV en continu.
Distance maximale entre pièges : 30m.

C’EST LE MOMENT !
Pensez à faire le point avec votre Technico-commercial(e) sur :
- Vos besoins en consommables : Engrais et correcteurs, filets et peinture d’ombrage, supports de hampe, matériel de récolte (chariot, emballages), produits phytosanitaires, biostimulants, etc...
C’est aussi le moment adéquat pour mettre en place la stratégie de soutien sur les stades clés de vos cultures (floraison, coloration, conservation, fermeté, etc…).
- Les plants : il est temps de commander vos fraisier racine nue (plants frigo). Dernières minutes pour commander vos fraisiers remontants en trayplants frais d’été.
- Les ruches : Profiter de notre offre spéciale de printemps sur les ruches de bourdons et bénéficier d’un tarif promotionnel. Découvrez ses avantages ici
INFORMATION REGLEMENTAIRE
TEPPEKI : dérogation d’usage pour la spécialité TEPPEKI (AMM n° 2050046) à base de 500 g/kg de flonicamide pour le contrôle des pucerons sur Fraisier, sous serres permanentes uniquement AMM valable du 05/02/2026 au 05/06/2026.
Source CERTIS BELCHIM : courrier du 05/02/2026

FONTELIS : décision de retrait d’AMM du FONTELIS, produit à base de Penthiopyrad, utilisé contre la pourriture grise sur fraisier. Date de fin de commercialisation 30/04/2026. Date de fin d’utilisation 31/10/2026.
Source ANSES
CHANGEMENT REGLEMENTAIRE DIFENOCONAZOLE : Depuis le 01/09/25, tous les produits phytosanitaires contenants du Difénoconazole sont classés H351 (CMR 2).
Implications réglementaires :
• Modification du DRE = 48 h
• DSPPR = 10 m
• Association entre 2 produits classés H351 = interdit
Produits concernés en petits fruits : Cidely Top, Dagonis, Ortiva Top (liste non exhaustive)
ARRÊTÉ ABEILLE : Evolution des conditions d’applications des fongicides, herbicides et adjuvants.
Depuis le 1er janvier 2026, les fongicides, herbicides et adjuvants sont soumis à la même règlementation que les insecticides et les acaricides. C’est-à-dire :
• En floraison, les traitements sont possibles uniquement s’il comporte la mention “emploi possible”. (Sur culture pérenne, les couverts végétaux doivent être broyés).
• L’application des produits phytosanitaires sur les cultures attractives en floraison ou sur les zones de butinage ne peut s’opérer que dans les 2 heures précédant le coucher du soleil et les 3 heures suivant son coucher.
• L’arrêté ne s’applique pas si les cultures sont conduites sous serres ou abris et rendues inaccessibles aux pollinisateurs durant la floraison
Produits concernés en fraise : Serenva (=Switch), Cidely Top, Nimrod. Liste non exhaustive.
De plus, il n’existe à ce jour (18/02/26) aucune mention sur le site EPHY de la phrase Spe8 même pour les spécialités précédemment citées.
Il faut aussi prendre en compte le cas particulier du Serenva (= Switch) et du Cidely Top qui ont réobtenu la possibilité d’être utilisé au stade floraison pour les cultures mineures, autrement dit tous les petits fruits (Framboisier, Mûres, Cassis, Myrtille, Groseille, Sureau noir, Airelle, Eglantier, Azerolier), excepté la fraise qui est une culture majeure.
AGENDA
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